Yéyette : le DVD est arrivé
Vous pouvez commander le DVD à
Olivier de Vaux 71220 Sivignon
en joignant un chèque de 6+2=8€
à l'ordre du Foyer Rural de Sivignon.
Je devrais dire les DVD sont arrivés car en fait il y a eu deux enregistrements de la comédie musicale : celui de la Première à Sivignon, avec 3 caméras synchronisées et celui de la Dernière à Charolles, pas prévu, effectué dans les pires conditions : une seule caméra tout au fond de la salle, particulièrement longue et étroite, juste à côté d'un type qui n'a pas arrêté de tousser et d'une porte qui grinçait. Vous allez me dire qu'il faut oublier le second, hein ! Eh bien pas du tout car le second a eu pour lui le décor, modifié en raison de la structure de la scène et des possibilités d'accès, et le jeu des acteurs, mieux rodés.
Un aperçu avec ma version de to much d'Elvis Presley. La chanson en patois, intitulée Douze vatses, est interprétée par Dédée la Pogne, une vétérinaire qui raconte une journée de travail sortant de l'ordinaire. Je vous donne les paroles ci-dessous en vous précisant que la chanteuse ne connaissait pas le patois, d'où quelques petites imperfections dans la prononciation.
Y'est prés d'mîneit et dz'ai compté douze vatses.
A tras heures la peurmîre des douze vatses,
Alle avot bin dzà fait un peurmî viau tote sue
Mas peu le scond y'avot fallu tiri dssus.
Vés les cinq heures doux césariennes
Cop sur cop vés la Félicienne
Y m'en fayot tras su douze vatses.
Dix heures soûnint y fra quate su douze vatses
Davo chti-là la pllus brâve des douze vatses :
Panse peurcie faut sorti l'viau de d'là
Dz'incise le fllanc dze sô le viau woilà.
Rcoude à l'aveûglle, dz'me pique les dagts,
Y'est pas bié seûr qu'alle seurvivra,
Y m'en fait quate su mes douze vatses.
Faut que dz'me lave faut bin que dz'mandze tot d'minme ;
L'après-midi doux ptiètes torchons çan dz'ainme,
Tras césariennes l'euthanasie d'eune velle,
Eune patte cassie faut que dz'la pouje l'attelle !
Ben vlà huit heures que vnant d'soûner
L'téléphone a encô piouné
Dz'en ai dza huit su mes douze vatses !
Un ptiet casse-croûte et dz'sus rpartie la neit,
Dz'pensos bin pas revni renqu'à mineit ;
Eune grosse normande hémorradzie banale.
Eune ptiète bretonne éventrâchon fatale.
Doux tsarolâses, fôrtes en mameules
Qu'arint creuwé sans mes ficeules
Comptez-y bié, y fait douze vatses !