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Le pays du Tseu

CARMENTRAN

28 Février 2014 , Rédigé par Eric Condette Publié dans #Textes

CARMENTRAN

Carmentran, c'est à dire étymologiquement "Carême entrant", qui correspond grosso-modo à un événement mieux connu aujourd’hui sous l’appellation de Mardi Gras, est une fête qui revêt une importance particulière dans la région. Il suffit pour s’en convaincre de se rendre au moins une fois au Carnaval de Chalon-sur Saône.

Dans nos villages, les enfants se faisaient une joie d'aller « freugonner » (fouiller) dans les « greunis » (greniers) à la recherche de quelques vieux « affutiaux » ou bien quelques « pendiôleries » (de vieilles nippes) pour se « gôner » (se déguiser). Puis la petite troupe ainsi rendue méconnaissable allait « tabouler » (frapper) aux portes pour réclamer quelques « tsattries » (friandises.) Comme on s'en doute, leur plaisir était encore accru lorsque les gens (en principe les voisins d' à côté) faisaient mine de ne pas les reconnaître : « Davou que v'nant ç'tés étrandzis? I sant pas d'itié! » (D'où viennent ces étrangers? ils ne sont pas d'ici!)

En définitive, Carmentran était surtout l'occasion de se gaver de douceurs :

En voici quelques exemples :

- Les « mate-faims » : sortes de crêpes épaisses.

- Les « coques » : genre de pain perdu frit.

- Les gaufres , dont on remplissait un « corbillon » (une corbeille) et que l'on mangeait parfois trempées dans du vin sucré.

- Les « épognes » : à mi chemin entre pains et gâteaux, quelquefois aux fruits.

- Les « beugnes » : les traditionnelles « bugnes » (beignets de Carnaval), bien connues dans toute la région.

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L
Chez Mario Rossi, &quot;davou&quot; = avec et &quot;lavou&quot;= lavoir<br /> Chez le Père Mathurin, &quot;davou&quot; = avec et &quot;lavou&quot; = où, d'où
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L
Bien vu!
O
Pour &quot;avec&quot; nous avons pas mal de variantes : dave, davo, davu, davou, davec et ave, avo, avu. <br /> En ce qui concerne le lavoir, le mot patois &quot;lavou&quot; est de formation récente, les lavoirs ont fleuri sous le second empire, avant on rinçait le linge dans les cours d'eau, les mares et les étangs.
L
J'avais relevé &quot;daveu&quot; pour &quot;avec&quot;. &quot;&quot;Lavou&quot; peut probablement aussi désigner le lavoir.
M
Quand j'étôs ptchiette, j'émôs pas bin lê carnaviaux que s'maicherint la fidiure, i m'faillôt bin dou trouais bugnôts pou m'fér' ubier qu' j'avôs pô!
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O
La gormandise que fait oubyi la pou, tot cment les tsats ! Pas étounant qu'nos dit d'quéqu'un d'gormand qu'ôl est tsat !
O
Davou ou d'lavou ? A Sivignon on dit lavoù ou encore lavousque : lavou-don qu'ôl est ? lavousqu'alle l'a mis ?
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L
J'ai relevé &quot;davou&quot; avec le sens &quot;d'où&quot;, indiquant la provenance (&quot;davou qu'o vint?&quot;). Pour les autres emplois de &quot;où&quot;, il semble qu'on utilise &quot;quoi&quot; (quoi qu'te tsômes?)<br /> L'ex-Treûvijaude que je peux le plus facilement déranger avec mes questions sur le patois (ma vieille maman) pense avoir déjà entendu &quot;lavou&quot;, mais sans être sûre qu'on l'employait à Trivy ni dans quel contexte.