L'attelage
Trois verbes sont employés pour décrire l'action d'atteler :
- « accouer »
- « encordeûyi »
- « appyéyi »
Le joug:
Le « dzeû » désigne un joug d'une pièce, placé sur le cou des bœufs ou des vaches et fixé sur les cornes.
Les courroies de fixation :
Le joug était tenu par des lanières de cuir que l'on passait entre les cornes de manière à dessiner un 8 et que l'on attachait à des protubérances situées aux deux extrémités du joug. Ces courroies de fixation s'appellent les « gu'ions ».
Les coussinets :
Le joug de bois n'était pas posé directement sur la têtes des vaches. Les « pyeûmets » étaient des coussinets (parfois en cuir) bourrés de paille de mais qui permettaient aux bêtes de mieux supporter leur effort.
Le timon :
Le timon, en patois le « teûmon » ou « t'mon », était introduit dans deux grosses boucles de cuir très épaisses qui le soutenaient : les « cordets ». Il était maintenu en place par une cheville : la « ts'veuille ». Le timon destiné plus particulièrement aux labours portait un nom spécial: « l'entsné ».
Les chasse-mouches :
Quelquefois, pour éviter que les vaches ne soient tourmentées par les insectes, on leur attachait sur la tête une rangée de lanières, le plus souvent de simples bouts de ficelle, semblables à des franges qui leur tombaient devant les yeux. Ce procédé permettait à l'animal de se débarrasser des insectes gênants d'un simple mouvement de la tête. Il s'agit des « panlires ».
L'aiguillon:
Une fois attelées, les bêtes étaient dirigées et stimulées au moyen d'un long bâton muni d'une pointe en fer : « la guise ».
L'attelage