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Le pays du Tseu

De la faucille à la moiss'-batt'

31 Mars 2015 , Rédigé par Olivier Chambosse Publié dans #enquêtes

De la faucille à la moiss'-batt'

De la faucille du néolithique à la moissonneuse-batteuse d'aujourd'hui : deux photos suffiront pour illustrer ce petit article très peu patoisant mais ô combien riche en connaissances que je tenais absolument à partager avec les lecteurs de notre blog.

Selon Pline l’ancien (23-79) les gaulois utilisaient des chars de fauchage dotés d’un outil de coupe latéral. Sur quelques bas-reliefs on voit des engins de fauchage poussés par des chevaux.  Il faudra tout de même attendre jusqu’aux années 1850 pour que la moissonneuse de Cyrus Mac Cormick soit fabriquée en série aux Etats-Unis où la main-d’œuvre faisait défaut. Le chariot tondeur inventé par Patrick Bell en 1824 avait été purement et simplement détruit par les moissonneurs anglais qui craignaient de perdre leur gagne-pain.

 

Au Pàys du Tseu on a fauché à la main jusqu’à la seconde guerre mondiale. Selon les dimensions du champ de céréales, les usages locaux, les compétences du martsau (le forgeron), on a utilisé la fauçeuille (la faucille), le voulant (le volant), la sape et enfin le (la faux) pe sàyi,  fautsi, mchner (pour scier (à la faucille), faucher, moissonner).

 

A ces outils de coupe ajoutons pour rappel ceux qui s’y rattachent : la piârre d’agûje, la quoue (la pierre à aiguiser),  le godot (le gode à Trivy),  mot dérivé de godet, en corne , en bois ou en zinc (le coffin), l’entsaplle (l’enclumette) dont on a retrouvé la trace dans des inventaires du XVIIe s. (l’enchaple, qui vient de l’ancien français chapeler, frapper, et le martchau ou martiau ou martjau (le marteau).

 

Si vous voulez tout connaître des activités des soyeurs, des piqueurs et autres sapeurs je vous invite à cliquer sur les deux liens ci-dessous qui renvoient respectivement à  l’ouvrage d’Antoine Paillet,  archéologie de l’agriculture en Bourbonnais et au remarquable site internet «chapellerablais ».  

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L'Eric 01/04/2015 20:00

Une vraie mine à la fois de savoir et de réjouissance. Bravo pour cet enrichissement, sinon de notre parler spécifique, du moins de tous les gens qui trouvent dans notre démarche une motivation pour partager leurs connaissances et contribuer ainsi à la préservation de leur patrimoine linguistique.
Encore merci!