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Le pays du Tseu

Métiers d'autrefois

7 Novembre 2014 , Rédigé par Eric Condette Publié dans #Textes

Métiers d'autrefois

Beaucoup de vieux métiers, aujourd’hui disparus, participaient jadis à la vie des campagnes:

Le « magnien » :

Le « magnien » était un rétameur/ rémouleur ambulant qui passait dans les campagnes pour rétamer les « aisements » (les ustensiles de cuisine), aiguiser les couteaux et les ciseaux ainsi que divers outils nécessitant d’être bien « agùzis » (aiguisés) ou rétamés.

Dans "Le langage populaire de Mâcon et des environs", Lex et Jacquelot indiquent que le magnien pouvait aussi désigner (familièrement)t un escargot. L'explication la plus courante est que cet artisan évoquait un tel gastéropode en raison de l'attirail pondéreux qu'il portait sur le dos lors de ses déplacements d'un village à l'autre (cf. l'illustration.)

La « matlassire » :

Tous les ans, à la belle saison, la « matlassire » (ou, matelassière ) passait dans les villages avec ses cardes (ou brosses). La laine et le crin des matelas étaient lavés puis séchés au soleil. Ensuite, la « matlassire » procédait au cardage et au débourrage. A l’aide d’une longue alène elle piquait à intervalles réguliers le matelas de part et d’autre pour que la laine soit bien répartie et stabilisée. Le matelas ainsi traité avait retrouvé son épaisseur d’origine.

Le « patti » :

Le « patti » était un chiffonnier qui passait régulièrement pour récupérer les « pattes » (vieux tissus) et les vieux « affutiaus » (les vieilles nippes.)

Bien malgré lui, cet honnête travailleur jouait aussi le rôle d’une sorte de « tartevelle » (épouvantail) ou de croquemitaine local dont on menaçait les enfants indisciplinés : « Si t’es pas sadze, nous vans t’bailli u patti » (si tu n’es pas sage, nous allons te donner au « patti ».)

Le « r’gògnou » :

Le médecin n’était pas toujours d’un accès facile, compte tenu de l’isolement relatif de certains hameaux ou écarts. Il arrivait donc assez fréquemment qu’on s’en remette au « r’gognou » pour toutes sortes de problèmes que l’on ferait aujourd’hui traiter par un kinésithérapeute ou un ostéopathe. « Nous vans tseuffer l’r’gognou ; o va te r’piéci les osses ». (Nous allons appeler le rebouteux, il va te remettre les os en place.)

La « bonne-mère » :

L’accouchement, comme bien d’autres choses essentielles, avait lieu à la maison. Pour que tout se passe bien, on faisait appel à la « bonne-mère » (le nom patois de la sage-femme.)

Le « marétsau » :

Le « marétsau » ou maréchal ferrant ; encore un personnage important dans nos anciennes campagnes à l’époque où le cheval était le principal mode de locomotion.

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