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Le pays du Tseu

Les langues et patois de Bourgogne à Varennes-le-Grand

29 Juin 2014 , Rédigé par Olivier Chambosse Publié dans #bourguignon

Les langues et patois de Bourgogne à Varennes-le-Grand

Les 2èmes rencontres amicales des langues et patois de Bourgogne se sont déroulées comme prévu malgré une météo peu clémente, à Varennes-le-Grand.

Tous les parlers de Bourgogne étaient représentés avec des ateliers de patois venus du Morvan, de l'Auxois, du Pays Poyaudin, du Chalonnais, du Charolais-Brionnais, de Bresse...Chaque atelier a fait état de ses travaux (lexiques, textes, théâtre, etc...) Une première approche des possibilités d'harmonisation de la graphie des langues de Bourgogne a été tentée. La chose n'est pas aisée étant donné que chaque parler a ses spécificités, parfois difficiles à transcrire sans l'aide d'un alphabet phonétique, or c'est l'option du plus grand nombre, du fait que la lecture d'un texte utilisant un alphabet autre que celui du français s'avère problématique pour les non spécialistes. J'aurai l'occasion de revenir sur les problèmes de graphie dans les mois qui viennent, il faut surtout retenir de cette rencontre la nécessité d'écrire le patois, de préférence en respectant les règles de grammaire qui lui sont communes avec le français et en optant pour une écriture qui permette, moyennant un minimum de dérogations aux conventions graphiques du français, d'approcher de la bonne prononciation tout en essayant de se rapprocher de l'étymologie de chaque mot. En résumé, écrire, écrire, écrire, en gardant présent à l'esprit que le lecteur est français et n'est pas linguiste.

L'autre conclusion à tirer de cette journée, de mon point de vue, c'est que la revitalisation des patois passe par le spectacle vivant. Plus nous aurons d'auteurs de saynètes, de comédies, de tragédies, de poésies, de contes, en patois, plus nous aurons de l'audience, que ce soit sur scène ou sur internet.

Vous trouverez ci-après l'extrait du 19/20 de FR3 du 28 juin consacré à la journée de Varennes.

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Marie de Cabardouche 28/07/2014 10:12

Un grand merci Olivier pour la précision concernant l'expression "drevin-dreva". Je ne l'avais jamais vue écrite et n'avais qu'un souvenir auditif erroné.
Vos seutes bin l' Maître ique!
Bounne jeunia! Y pieuge chu lê ch'tis, l'avou ch'seus!

le m'tse 12/07/2014 09:40

La loco est arrivée et peu à peu le patois est parti. Nul ne sait s'il a pris un aller-retour. La vieille gare est en ruine depuis longtemps et le TGV ne s'arrête pas pour si peu. Matan qu'ô va r'veni à pids noton patouâs. Dans quéques temps; Paris, ô s'é pas fê en un dzo!!

Marie de Cabardouche 10/07/2014 14:40

J'en seus toute ébaubie in câoup d'pieu... Vôs m'épatez touj pareil !
Bonne continuation, bravo Olivier.

L'Eric 11/07/2014 20:04

Après avoir beaucoup donné, les "locomotives" prennent des vacances bien méritées, mais reviendront ragaillardies dès septembre, qu'on se le dise!

Olivier de Vaux 10/07/2014 18:11

Merci bien pour vos encouragements chère Marie, hélas, il n'y a pas grand monde pour s'impliquer et les locomotives se fatiguent ; je suis sans illusions sur l'avenir. Enfin, nous nous serons toujours fait plaisir pendant quelques années.

le m'tse 01/07/2014 18:27

Sur FR 3 Bourgogne, j'ai vu que Benjamin Massot, le poyaudin, était assez pessimiste sur l'avenir des patois. Difficile en peu de temps d'écrire un parler populaire qui n'existe presque plus tant la langue française l'a rongée et dévorée peu à peu.On a accusé le patois d'avoir déformé la langue française alors que c'est le contraire qui s'est passé. Tenter de faire prendre le mensonge pour la vérité est une vieille méthode, toujours bien actuelle dans la publicité, la politique,etc..."la liberté, c'est l'esclavage", " le licenciement, c'est l'emploi"

Olivier de Vaux 03/07/2014 13:37

Plus d'un intervenant a rappelé que c'était le français qui était issu des patois et non l'inverse, rassure-toi. Maiñnant, y va ren tsandzi au fait que noton patoîs va peutefeuner dans pas bié d'temps si nos fàyans pas quitsouze p'intéressi les dzeûnes. I faut cmenchi p'écrit dans eune graphie que les tsandze pas de çhti qu'is cognaissant, aprés, nos woîrans bin !

L'Eric 03/07/2014 13:34

"La guerre, c'est la paix; la liberté, c'est l'esclavage; l'ignorance c'est la force" : George Orwell avait presque tout dit... mais tu a su actualiser cette suite avec "le licenciement c'est l'emploi". Tout cela est faux, bien sûr, mais vrai à la fois! Tout est une question de point de vue. Par exemple: la liberté des puissant entraîne l'esclavage des misérables etc... Je te laisse le soin d'envisager toi-même les (tristes) vérités qui se cachent dans ces apparentes contradictions.

la Félicie 01/07/2014 14:40

dsé entendu dire qu'la Yeyette va rvenit à tsarolles en novembre.sié vrai dse s'rait contente de rmonter su les pientses

Olivier de Vaux 01/07/2014 17:28

Y'est bin l'réve de tos les auteûs, d'woî leutés peursonnâdzes prende la parôle ! Audzord'heu y'est la Félicie ! Voui la Félicie, t'vas pouya revni dans l'tchâtre de Tsârolles en novembe.

L'Eric 01/07/2014 10:38

Peut-être faudrait-il distinguer plus nettement entre "parlers de Bourgogne" et "parlers bourguignons"; ce n'est pas la même chose car les limites administratives n'ont jamais parfaitement correspondu à celles de la Bourgogne "ethnique". Tous les patois de la région Bourgogne ne sont pas à proprement parler "bourguignons". (Et inversement, on trouve par endroits des patois bourguignons en dehors des limites de la région: dans le sud-ouest de la Haute-Marne, par exemple).
C'est sans doute de là que vient la difficulté de se mettre d'accord sur une graphie commune à tous ces patois.

Olivier de Vaux 01/07/2014 11:52

Voilà une mise au point qui s'imposait ; bien sûr, il faut parler des Langues de Bourgogne, les parlers bourguignons n'en sont qu'une composante comme les parlers bressans et les parlers charolais-brionnais. Pour ce qui est de la difficulté à se mettre d'accord sur une graphie commune, elle résulte, d'après moi, de l'absence d'un recensement précis des besoins spécifiques à chaque parler. Dès lors que ce recensement sera fait on pourra envisager une harmonisation ; en attendant, chaque auteur pourrait exposer les solutions qu'il a adoptées, une par une, en donnant les raisons de ses choix. Cette démarche pourrait être entreprise par Langues de Bourgogne qui envisage d'utiliser un blog pour avancer en ce sens.

Des Tillots 29/06/2014 17:53

Chers aimis du pays du Tseu!

An ai tôs èté bein âille de se rtrouai ai Varnes pou ces 2émes Rencontres Aimicales Inter-Aiteliers en Langues de Borgogne. Braivo ées gens du Tseu, ai vote dynamisme, vote créativitè, ai peu vote aimabilitè.
Nôs, iqui en Auxouais, an Raibâche tan tai tant, ai tôrs de bras, qu'ment que vôs aivez vu pendant lai jornée du 28 de jeun.
An vait continuai de traveillai ensenle, dans le méme sens: lai graiphie, lai transmission, l'ainimâtion, lai création... Qu'ment qu'an dit chez nôs: an y ai d'l'ordon! ç'ost pas l'ôvraige que manque!

Bravo aitot pou ce maignifique blog (en dirot iqui "biog")! an vait gairdai le yein qu'ment celai, en postant nôs messaiges vée vôs, pou confrontai nôs différentes espériences.

Ai beintôt, chers aimis.
I metteré le compte-rendu de lai jornée su le site de Langues de Borgogne, ai peu I l'envieré ai tôs ces-quites que m'en beillé lô "courrieul".

Des Tillots (pseudo), Secrétaire de Langues de Borgogne.

Olivier de Vaux 29/06/2014 19:00

Mas bah, y m'arot fait faute d'éte beurlu apeu sordiaud ! Y'étot vrai bié çte dzornée à Vârgnes : y-z-y avot des feunes apeu des gârs d'tote la Borgogne, des cmandeus apeu des fayeus, des instruisous apeu des qu'appeurnant, mas des cops y s'trouwe qu'y'est les miñmes !

la félicie 29/06/2014 16:07

nos en passi eune bonne d'journée d'ave tot chté patoisants et py nos en été bié accueillis atsi à to l'monde,nos s'on bié régalé avec les zus en murette.
excusez mon ortographe,yé pas facile d'écrire en patois

Olivier de Vaux 29/06/2014 17:09

Bravo, la Félicie, y'est bié d'écri en patoîs, miñme quand nos cognait pas l'orthographe ! T'as bin vu : y a autant d'orthographes que d'écrivants, faut pas s'biler p'çan !