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Le pays du Tseu

QUELQUES RECETTES ANCIENNES POUR CONSERVER LES ALIMENTS

23 Mai 2014 , Rédigé par Eric Condette Publié dans #Cardzîre

QUELQUES RECETTES ANCIENNES POUR CONSERVER LES ALIMENTS

A une époque où ni les réfrigérateurs ni les congélateurs n'existaient encore, il était nécessaire d'avoir recours à d'autres méthodes de conservation. Celles-ci variaient en fonction des aliments que l'on souhaitait conserver.

Le lard :

II se conservait dans le « salou » (le saloir). On garnissait de " sau " (sel ) le fond du récipient, puis tout en assaisonnant avec des herbes, on faisait alterner une couche de lard soigneusement répartie et bien tassée avec une couche de sel. Lorsque le « salou » était rempli à ras bord, on le couvrait d'un torchon sur lequel on mettait un « cuèçhe » (un couvercle) en terre. Il fallait ensuite attendre quelques temps avant de pouvoir consommer cette préparation.

Les " us " (œufs):

On les conservait pendant l'hiver (lorsque les poules ne pondent pas) en les enfouissant sous le blé dans un coin du grenier. Il était important de bien se rappeler l'endroit exact où ils se trouvaient...

Les haricots verts:

On les déshydratait en les suspendant à un fil dans le grenier.

Les " treuffes " (pommes de terre):

Une technique très ancienne consistait à les entreposer dans un trou, une sorte de silo creusé dans le sol et recouvert de paille : le " pote ". Cette méthode ne s'utilisait pas uniquement pour les « treuffes », mais aussi pour les « carottes » (les betteraves), les « rêves » (les raves), les « tapines » (les topinambours), les « tsou-rèves » (les rutabagas), les « pastonnades » (les carottes), etc...

Les pommes et les poires:

Une fois « épyeûtsies » (épluchée)s, elles étaient découpées en tranches, puis « seutsies u solé » (séchées au soleil) : on obtient alors ce qu'on appelle des pommes (ou des poires) « tapées ».

Pour garder le vin au frais:

Pour conserver au vin la fraîcheur de la cave quand " y fàyot tsaud et qu' nous étins mòyis d'tsaud " (lorsqu'il faisait chaud et qu'on transpirait), " y étot l'usadze " (on avait coutume) de mettre un « croutson » (un croûton de pain sec) au fond de la « beurtsée » (la cruche dont on se servait pour emporter à boire dans les champs) et d' « engouyi » (envelopper) celle-ci d'un torchon imbibé d'eau vinaigrée.

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le m'tse 25/05/2014 09:40

Pas sûr que les "tapines" se mettent en "pote". Elles ne se conservent pas une fois arrachées, ce qui oblige à "tiri les tapines" pendant tout l'hiver (elles ne gèlent pas en terre). Une vraie corvée quand la "bise tire"! Je viens de voir qu'on dit le topinambour et une "tapine". Une histoire de genre...!!

l'Eric 26/05/2014 20:19

Tu as sans doute raison; je ne m'y connais pas beaucoup en "tapines". Mais quoi qu'il en soit, il ne fallait sûrement pas aller farfouiller dans le "pote" d'un autre cultivateur, d'où l'expression, passée depuis quelques années dans le langage médiatique: "Touche pas à mon pote!"
Désolé pour ce pitoyable jeu de mots, mais je suis un peu surmené en ce moment...

Olivier de Vaux 24/05/2014 09:08

Sans électricité, sans téléphone, sans auto, sans eau courante...et sans dettes, nos grands parents vivaient dans un monde beaucoup plus proche de celui de l'Antiquité que de celui que nous connaissons aujourd'hui, moins d'un siècle plus tard, phénoménale accélération, facteur de grosses perturbations à l'échelle de la planète.

L'Eric 24/05/2014 20:23

C'est sans doute ce que certains appellent "l'accélération de l'histoire". Personnellement, j'aimerais bien qu'on puisse faire une petite pause de temps en temps.