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Le pays du Tseu

Petit dictionnaire des expressions bourguignonnes

17 Janvier 2014 , Rédigé par michel lapalus Publié dans #Cardzîre

Petit dictionnaire des expressions bourguignonnes

Paru en décembre 2012, Le Petit Dictionnaire des expressions bourguignonnes recense mots et phrases. On y trouve pas mal de mots patois isolés au milieu d'une phrase écrite en français.

C'est ce qu'on appelle le français régional et ici le français bourguignon.

Mais une hirondelle ne fait pas le printemps et le français bourguignon est loin du patois. On peut même se poser la question, s'il n'est pas un obstacle à la sauvegarde du patois. Car le public semble se satisfaire d'un mot ou d'une simple tournure de phrase.

Un autre exemple ! Connaissez-vous la Madeleine Proust, une conteuse franc-comtoise, originaire du Haut-Doubs, près de la frontière suisse. Habillée comme une paysanne du Haut Doubs des années 1950, son accent et ses talents de conteuse remplissent les salles à Besançon, à Charnay-les-Mâcon (il y a quelques jours), en Corrèze comme à Paris. Elle parle un français agrémenté de-ci, de-là d'un mot de patois franc-comtois tout comme le petit dictionnaire des expressions bourguignonnes. Ce qui apparemment ne fait guère avancer le patois de ce coin de Franche-Comté bien que la Madeleine raconte ses histoires depuis longtemps.

Conclusion, le patois, c'est le patois ! Une langue comme les autres ! Et surtout pas un mélange de langue française, de français régional et de patois.

Les expressions bourguignonnes sont-elles le dernier murmure de la langue d'hier ? Où sont-elles le tout début d'un encouragement à la sauvegarde de noton (notre) patois ?

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L'Eric 17/01/2014 18:33

Le français régional est ce qui reste du patois lorsque celui-ci est mort. C'est triste, mais pas tant que s'il ne restait plus rien du tout. Ça permet encore aux gens d'une même région de conserver un vague sens de leur identité commune.
Mais bien sûr, la pâle imitation ne vaudra jamais l'original, et lorsqu'on a la chance d'avoir encore de nos jours de vrais patoisants autour de nous, il faut savoir en profiter pour sauvegarder et faire vivre le patois.

Olivier de Vaux 17/01/2014 08:37

Notés patoîs sant bié mlèdes, is vant pas tarder à peutefener si peursonne vint nos adzuer au Pàys du Tseu. Si enco nos pouyins nos mette d'accôrd p'les écrî d'la miñme façon peurtot, is srint préseurvés mas y'est pas l'cas ! Çhtés qu'poyant causi l'patoîs s'gardant bin d'le faire, çhtés qu'poyant l'écrî s'comptant su les dagts d'la main, y'a renque çhtés qu'poyant l'acouter qu'fant d'l'abonde.
P'en revni aux pubyicachons apeu aux spectaclles que sant ni tsou ni tseuvre, is-y en a toudzo éju apeu is-y en ara toudze, y'est cment les tsécheux, y'a les bons tsécheux apeu les mauwais tszécheux !