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Le pays du Tseu

Yéyette a fait un tabac

3 Décembre 2013 , Rédigé par Olivier Chambosse Publié dans #Evénements

Yéyette a fait un tabac

L'Dzouzet d'la Brire était en pleine conversation avec l'Alphonse, hier sur la place du village ; je ne résiste pas à mon envie de reproduire ci-dessous leur conversation, relative à la comédie musicale "Yéyette" donnée le week-end dernier à Sivignon.

L'Dzouzet d'la Brire : Y'est pas que dz'voudros m'vanti, mas, la cmédie mjicale "Yéyette", y'est qu'alle a fait un tabac à Seuvgnon. Pensiz-don, mais d'500 pestakieûx p'un ptiet vlâdze de 180 habitants, sans causi de çhtés qu'ant pas pouyu entrer faute de pyéce !

L'Alphonse : Faute de pyéce i pouyint doñner des billets !

L'Dzouzet d'la Brire : Bin non, p'awoî des billets d'entrée y fallot sorti des pièces, y risquot pas, pasque p'les sorti fallot qu'is sòyint dédza entrées.

L'Alphonse : Te parles d'une cmédie ! Tot çan p'woi eune pourre pièce !

L'Dzouzet d'la Brire : Ah, mais non, y'étot pas eune pièce, y'étot eune cmédie mujicale !

L'Alphonse : T'voux-ti m'rende beurdin qui qu'y étot çte Yéyette ?

L'Dzouzet d'la Brire : Yéyette ? Y'étot eune brave feuille de Seuvgnon que voulot corre les tsmins dave sòn accordéion, mas qu'sa mère l'en empêtsot !

L'Alphonse : Dz' crayos qu'y étot eune cmédie mujicale !

L'Dzouzet d'la Brire : Peur seûr, y'en est eune arri apeu eune que nos rigole du début tanque à la fin, apeu nos tsante en patois tsarolâs, mas arri en anglais, en yonnais, en valdôtain, en espagnol, en dzaponais... Y en avot miñme que tsantint en français, peu s'faire rmarquer. La Yéyette, y'est cment qu'nos dirot, eune yéyé des débuts du Joni Alidai, alle a doñné son nom à la cmédie, woila tot !

L'Alphonse : Wois-tu l'Dzouzet, te m'doñnes bié envie d'aller la woî çhte cmédie mujicale, y va-ti y'awoi un aute cop quoî i vant dzuer les Seuvgnonnis ?

L'Dzouzet d'la Brire : Y s'pourrot bin, nos y woirans bin dans nos-tés dznornaux l'Alphonse, faudra pas y laichi passi çhtu cop !

L'Alphonse : Y'est vrai, t'arras qu'à m'soûner davo ton tseufe-peurtot, dz'ai toudze le miñne dave ma, des cops qu'une vatse amoïlle, y'est bin aiji ! Allez, salut gârs, y'est l'heure de la marande, dz'voudros pas qu'la Marie attende trop, alle y'aiñme pas bié !

L'Dzouzet d'la Brire : Salut l'Alphonse, à çhtés dzos !

Traduction : Yéyette a fait un tabac

Joseph de la Bruyère : Ce n'est pas que je voudrais me vanter, mais, la Comédie musicale "Yéyette", c'est qu'elle a fait un tabac à Sivignon. Pensez-donc, plus de 500 spectateurs pour un petit village de 180 habitants, sans parler de ceux qui n'ont pas pu entrer faute de place !

Alphonse : Faute de place (pyéce = place = pièce) ils pouvaient donner des billets !

Joseph de la Bruyère : Mais non, pour avoir des billets d'entrée il fallait sortir des pièces, ça ne risquait pas, parceque pour les sortir il fallait qu'elles soient déjà entrées !

Alphonse : Tu parles d'une comédie ! Tout ça pour voir une malheureuse pièce !

Joseph de la Bruyère : Ah, mais non, ce n'était pas une pièce, c'était une comédie musicale !

Alphonse : Tu veux me faire tourner en bourrique, qui c'était cette Yéyette ?

Joseph de la Bruyère : Yéyette ? C'était une belle fille de Sivignon qui voulait partir à l'aventure avec son accordéon, mais sa mère l'en empêchait !

Alphonse : Je croyais que c'était une comédie musicale !

Joseph de la Bruyère : Certes, c'en est aussi une, et puis une où l'on rigole du début jusqu'à la fin, et puis on chante en patois charolais, mais aussi en anglais, en lyonnais, en valdôtain, en espagnol, en japonais...Il y avait même qui chantaient en français, pour se faire remarquer. Yéyette, c'est comme on dirait, une yéyé des débuts de Johnny Halliday, elle a donné son nom à la comédie, voilà tout !

Alphonse : Vois-tu Joseph, tu me donnes bien envie d'aller la voir cette comédie musicale, y aura-t-il une autre fois où ils vont la jouer les Sivignonnais ?

Joseph de la Bruyère : Ça se pourrait, nous le verrons bien dans nos journaux Alphonse, il ne faudra pas le laisser passer cette fois !

Alphonse : C'est vrai, tu n'auras qu'à m'appeler avec ton téléphone portable, j'ai toujours le mien avec moi, des fois qu'une vache amouille, c'est bien commode ! Allez, salut mon gars, c'est l'heure du déjeuner, je voudrais pas que Marie attende trop, elle n'aime pas bien ça !

Joseph de la Bruyère : Salut Alphonse, à bientôt !

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Tant-Bourrin 04/12/2013 07:42

Une des rares occasion de se faire un tabac dans un lieu public ! :~)

(sinon, j'agrée : ça serait vraiment génial de voir un extrait en ligne)

Olivier de Vaux 04/12/2013 09:56

Seule mon incompétence pour découper les fichiers audio ou vidéo retarde cette diffusion. Je vais m'y coller sérieusement aujourd'hui.

L'Eric 03/12/2013 14:05

Oui ! un petit bout de vidéo de la comédie musicale permettrait à tous ceux qui n'ont pas pu venir de se consoler un peu.

le m'tse 03/12/2013 09:47

Et si la Yéyette nous jouait un petit air d'accordéon, sur le blog bien sûr. P'les poures gâs é feuyes
qu'en pas pu la vouâ!!

Olivier de Vaux 03/12/2013 10:35

Dz'crâs bin qu'y va pouya s'faire d'achtôt !